Jeudi 26 mars 2009
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Karim Rashid est un célèbre designer anglo-égyptien né au Caire en 1960 ; il fut élevé en Angleterre et au Canada. Il est le frére de Hani Rashid
Il obtient en 1982 un diplôme en Design industriel délivré par l’université d’Ottawa (Canada). Il poursuivit ensuite avec des études supérieures en Design à Naples (Italie), en compagnie d’Ettore
Sottsass et d’autres, avant de déménager à Milan pour un an où il travailla au studio Rodolfo Bonetto.
A son retour au Canada, il travailla pendant sept ans pour KAN Industrial Designers. En même temps, il co-fonda et développa la collection Babel Fashion. Il ouvrit sa propre enseigne à New York
en 1993. Depuis lors, il a dessiné des produits, des articles de table et des meubles pour des compagnies telles que Nambé, Umbra, Idée, Issey Miyake, Pure Design, Zeritalia, Fasem, Guzzini
Tommy Hilfiger Sony Magis, Leonardo, Zanotta, Citibank, Totem et d’autres. Il remporta un grand nombre de prix, notamment le Daimler Chrysler 1999 Award; le George Nelson Award
1999; le Silver IDEA Award pour la “Chaise Oh” en 1999; et le Philadelphia Museum of Art Collab Award 1999.
Ses nombreuses productions lui assurent une réputation de designer international
Chez ce designer de génie l'espace est exempt d'objets superflus et de noir. Mode, mobilier, packaging, décoration d'intérieur, ce concepteur a façonné plus de 2'500 créations,
architectures de palaces, poubelles Garbo, revêtements pour bouches d'égout ou encore sex toys de luxe, pour une impressionnante palette de clients, depuis le Canadien Umbra jusqu'à l'Italien
Prada, en passant par les géants Alessi ou Sony.
Les créations de Karim Rashid trouveraient leur place aussi bien dans le vaisseau spatial de «Star Trek» que dans n'importe quelle salle de séjour milanaise.
Né au Caire d'une mère anglaise et d'un père égyptien, Karim Rashid grandit au Canada. A l'âge de 5 ans, il gagne un concours de dessin dans son école. «Les autres enfants avaient dessiné des
dauphins et des vagues», se souvient-il. Lui avait proposé une série de valises en cuir...
Il ne cessera de surprendre son institutrice, notamment lorsqu'il dessine sa mère, s'inspirant de nus peints par son père... Karim Rashid grandit dans un milieu artistique effervescent et part
s'installer à New York.
Ses tatouages et son look excentrique tranchent avec la «vie plutôt banale» à laquelle il aspire aujourd'hui. «J'ai besoin de huit heures de sommeil par jour, je travaille six jours sur sept et
je médite chaque jour. Je mange sainement, je ne fume pas, je ne bois pas, je ne prends pas de drogue.» Une simplicité zen qu'il applique aussi à sa vie privée.
Dans son livre, «Design your Life», il raconte le secret de la bonne entente amoureuse: lors d'un brunch mensuel avec sa femme, ils échangent trois choses qu'ils apprécient et trois qu'ils
souhaiteraient voir évoluer ou changer chez l'autre.
Son leitmotiv dans la vie, «do it with color», domine sa philosophie autant que ses créations. «Je déteste le noir. Je ne m'habille jamais en noir.» Ses objets brillamment colorés dégagent une
énergie positive mêlée à la sensualité de formes biomorphiques.
C'est ce qu'il appelle le «minimalisme sensuel» ou «sensualisme»: «Je me concentre sur la thématique de l'objet plus que sur sa forme, avec très peu d'ornements. Je pense également que mon
travail est un fluide, doux, organique, humain, ce qui renvoie à l'aspect sensuel.»
Comme la plupart des designers, il considère que notre monde est saturé d'objets mal conçus que les gens acceptent et emploient par défaut: «Nous n'avons pas besoin des 90% de ce que nous
possédons. Nous avons créé un monde inutilement complexe: caissettes à journaux dans les rues, WC d'avions mal conçus, meubles de jardin laids et omniprésents, espaces de bureau déprimants,
salles de conférences terrifiantes... la liste est interminable.»
Dans le monde magique de Karim Rashid, les jours ne sont jamais gris
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